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Genre : Nouvelles

Auteur : Les Pignons noirs

Edition : de la Pigne

Nombre de pages : 88

Résumé : Suzette est vieille et Suzette va mourir… Douze fois. Peu importe pourquoi. Peu importe comment. Il fallait juste caner la vioc, buter l’ancêtre, la faire passer de vie à trépas, la tuer, l’assassiner, l’abattre, l’effacer de nos mémoires, la noyer, l’occire, la suicider, la massacrer, la fusiller, l’empoisonner, lui faire subir moult outrages pour qu’elle expire, la déchoir de son droit à l’existence, l’anéantir, la détruire, l’écraser, l’exploser, la disséminer façon puzzle, la ventiler, la larder de coups de couteau, lui tordre le kiki, la décapiter, la broyer, la hacher menu, la dissoudre dans l’acide, l’empaler, la faucher, l’égorger, l’éventrer, la saigner, lui faire sauter son palpitant, la tchernobyliser, l’immoler pour la chandeleur. Nos douze Pignons noirs ont imaginé son trépas en 88 pages illustrées par Charmag. Rest In Pigne Suzette !

Mon avis : Douze nouvelles dans lesquelles chaque auteur tente à leurs manières de tuer Suzette. Suzette est souvent vieille mais d’après John Steelwood, Suzette est tout simplement la personne que l’on voudrait voir mourir. Par n’importe quel moyen. Du coup de dictionnaire à l’arrêt cardiaque en passant par le suicide, Suzette va passer l’arme à gauche dans chacune de ces nouvelles.

Au début, j’ai trouvé l’idée un peu farfelue mais originale. Le but principal de ce recueil n’est pas de raconter une histoire mais plutôt de tuer quelqu’un. Ça parait assez glauque et même qu’on pourrait prendre les auteurs pour des psychopathes. Eh bien je vous assure que NON ! Pour connaitre un des auteurs du livre, je peux vous dire qu’il n’a rien d’un psychopathe … C’est juste un céréale qui leurre. Les autres… je ne sais pas, je ne les connais pas.

Du coup vous allez me dire « Où est le suspense si on sait déjà que la personne meurt à la fin et qu’en plus c’est toujours la même personne ? » La réponse est simple, ce n’est pas « Que va-t-il se passer ? » qui nous intéresse mais « Comment ? ».
Les titres nous donnent parfois un indice mais comment cet objet ou cette situation va causer la mort de notre chère Suzette ? Telle est la question que l’on se pose vraiment lorsque l’on découvre chaque nouvelle (Oui j’ai copié Shakespeare). Et surtout ce qu’il faut comprendre c’est que ce n’est pas tout le temps la même personne. En fait Suzette c’est le nom de la personne que l’on n’aime pas. Elle peut être jeune, vieille, belle, moche peu importe, du moment que tu ne l’aime pas, elle devient Suzette. Et ça peut même être un homme.

Evidemment on ne peut pas rester insensible à une mort, on n’a pas des petits cœurs de pierre non plus. Surtout que des fois ce n’est pas une seule personne qui la tue mais toute la société. Alors quand vient l’heure de Suzette on ne peut parfois pas se retenir de verser une petite larme … Puis on relit le titre et on se rend compte qu’en fait ce n’est que de l’humour noir alors on se dit que tout va bien et on rigole un bon coup avant d’être témoin du prochain meurtre. Eh oui ! « Crève Suzette »/ «Crêpe Suzette » tu as compris le jeu de mot, non ? J’avoue que je n’avais pas compris tout de suite au début ^^’.
Mais ce n’est pas grave, ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. Certaines sont agréables à lire, d’autres laissent perplexe.

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